Agenda

3600 membres, 31 sociétés: la gymnastique jurassienne en bonne santé

L’Association Cantonale Jurassienne de Gymnastique (ACJG) compte plus de 3600 membres répartis dans 31 sociétés. Rencontre avec la présidente de cette grande société sportive, Céline Pedreira.

En 2003, après plus de 50 ans à travailler chacune de son côté, les associations masculines et féminines de gymnastique jurassiennes ont fusionné pour devenir l’Association Cantonale Jurassienne de Gymnastique (ACJG). Ancrée dans le tissu social jurassien, celle-ci a organisé en mars son assemblée des délégués des 31 sociétés la constituant. «Nous avons rassemblé 131 délégués lors de cette session», détaille la présidente de l’association, Céline Pedreira, qui a repris ce poste il y a trois ans.

Celle qui dirige le comité souligne la bonne santé de cette structure, malgré la concurrence des autres sports dans le Jura. La gymnastique continue ainsi d’attirer de nombreuses personnes qui souhaitent pratiquer les différentes disciplines qui la constituent, comme les agrès, la danse ou l’athlétisme. Sans oublier les nouveautés, preuve que l’association sait évoluer avec son temps. «Certaines sociétés proposent désormais du parkour comme discipline et cette dernière connaît un engouement très fort», pointe ainsi notre interlocutrice.

La fédération ne perd pas de sa vitalité: si elle compte désormais cinq sociétés locales en moins, l’ACJG peut se féliciter de dénombrer plus de 3600 membres affiliés. Avec un éventail d’âge impressionnant: de deux ans et demi à plus de 80 ans. Un nombre et une diversité dans les générations que de nombreuses autres fédérations sportives souhaiteraient sans doute pouvoir connaître. «Certaines de nos sociétés peuvent avoir du mal à tourner ou accueillir des membres, certes. Mais on remarque également que dans d’autres, les cours pour les agrès ou la gym & danse ont des listes d’attente pour pouvoir réguler la demande.»

La grande majorité des sociétés de gymnastique qui composent l’Association Cantonale Jurassienne de Gymnastique se trouvent dans les districts de Porrentruy et de Delémont: «Mais nous avons également quelques sociétés dans les Franches-Montagnes, et Moutier fait partie de l’ACJG depuis toujours. L’accueil de la commune prévôtoise dans notre canton n’a donc pas changé grand-chose pour nous puisque sa société était déjà intégrée depuis très longtemps», souligne la responsable.

Bonnes volontés

La bonne santé des sociétés de gymnastique s’explique en partie par le fait que les membres commencent très tôt cette discipline, grâce à la catégorie parents-enfants. Bien sûr, certains abandonnent pour se consacrer à d’autres sports, comme le football ou le hockey, mais une partie de ces pratiquants poursuit dans le monde de la gymnastique. Avec un seul bémol relevé par la présidente dans les effectifs: de nombreuses associations sportives ont du mal à fonctionner par manque de bénévoles. Dans ces structures, dont les moteurs principaux restent la passion du sport et la convivialité, il est parfois compliqué de recruter des volontaires pour s’investir dans certaines tâches. Comme de nombreuses sociétés, les «petites mains» peuvent parfois faire défaut, notamment depuis la période du covid.

Jérémie Miserez

Photo: Une image d’archive du Championnat jurassien de gymnastique, datée de 2025. © ACJG

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *